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[La Bourse au Quotidien] L’extrême vulnérabilité de Wall Street se confirme !

Des sanctions douanières US anti-chinoises sévères pour le secteur de l’électroménager
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Ceux qui pensaient que Donald Trump observerait un « moratoire » de 24 heures sur les tweets en ont été pour leurs frais. Car le président américain n’a pu s’empêcher, à la veille du début de la réunion de l’OPEP à Vienne, d’encourager (ou plutôt faire pression, en langage moins prosaïque) ses membres à ne pas céder à la tentation de refermer un peu le robinet pour résorber les excédents de production car « le pétrole doit rester le plus bas possible ».

Et c’est Vladimir Poutine qui, une fois n’est pas coutume, s’est fait l’allié objectif de Donald Trump en prenant position pour un maintien de la cadence en Russie (plus de 11 millions de barils par jour, un peu plus que l’Arabie Saoudite), car à 50 $ le baril, le pétrole russe est très rentable (deux fois son prix d’extraction).

Il n’en va cependant pas de même pour les producteurs de pétrole de schiste américains qui ont en moyenne besoin d’un cours de 60 $ (et idéalement de 65 $ pour le WTI) pour atteindre l’équilibre.

C’est pourquoi, depuis plusieurs semaines (mi-octobre en fait), les « primes de défaut » sur les émissions obligataires high yield des foreurs du Dakota ou du Texas se tendent sensiblement. Et c’est maintenant tout l’ensemble des dettes « BB+ » à « BBB » qui voient leurs rendements se tendre, alors même que les taux longs américains sont retombés nettement en-deçà des 3%.

Moyennant quoi, beaucoup d’entreprises, privées de débouchés et contraintes de sacrifier leurs marges, apparaîtront rapidement surendettées si la croissance continue de ralentir.

La fin de cycle économique se précise aux Etats-Unis

L’inversion de la courbe des taux américains (notamment entre le couple « 2 ans/3 ans » et le « 5 ans »), déjà abondamment commentée, ne matérialise rien d’autre que le renversement des anticipations de croissance outre-Atlantique, dans une atmosphère de fin de cycle qui n’est pas qu’une anticipation de quelques conjoncturistes dépressifs.

Car toutes les statistiques provenant du secteur immobilier concordent : baisse du nombre de transactions, hausse des stocks, tassement des prix, pénurie d’acheteurs solvables… Or, chaque fois que la tendance s’est essoufflée dans l’immobilier ces 30 dernières années, une récession a suivi dans les 12 à 18 mois.

C’est ce qui fait dire à certains optimistes qu’il reste un peu de temps (au moins six mois) pour assister à un retour de Wall Street sur ses sommets.

Après tout, Theresa May pourrait sortir vainqueur du référendum du 11 décembre prochain sur l’approbation de la mouture du Brexit conclu avec Bruxelles. Quant à Jerome Powell, il pourrait accompagner la hausse des taux du 19 décembre de commentaires « colombes » pour poursuivre une forme de réconciliation avec le chef de l’exécutif américain.

Pékin pourrait par ailleurs multiplier les signes de bonne volonté envers Washington afin d’accréditer l’hypothèse d’un rapprochement des points de vue permettant d’aboutir à un accord commercial dans le délai de trois mois que Donald Trump semble avoir déterminé de façon un peu unilatérale et cavalière. Coutumier du fait, le locataire de la Maison-Blanche a ravivé les craintes d’enlisement de la guerre commerciale et la séance d’avant-hier aura quelque peu ressemblé à une capitulation à la veille des obsèques de George Bush Senior.

Le CAC40 fait grise mine

D’aucuns jugeront que reperdre en 24 heures la moitié du terrain laborieusement conquis en 6 séances est un symptôme de vulnérabilité de Wall Street plutôt inquiétant. Je partage ce sentiment, à plus forte raison parce que le CAC40 a fini hier à seulement 20 points de son plancher annuel des 4 925 points inscrit le 20 novembre dernier.

Le CAC40 « GR » n’a guère été mieux loti, clôturant sous les 13 000 points, à proximité immédiate du plancher des 12 925 points du 25 octobre et du 20 novembre.

C’est le moment ou jamais de rebondir et de restaurer une marge de sécurité. Plus aucun faux pas n’est permis !

 

http://labourseauquotidien.fr/et-si-la-semaine-de-wall-street-avait-commence-par-le-bouquet-final/

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TAGS: Analyses indices, Cac 40, Donald Trump, Europe, Indices, sociétés et marchés, Jerome Powell, La Bourse au Quotidien, US
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