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[Le Magazine de L'afrique] Simon Tiemtoré, (président du Groupe Vista Bank), sans filtre

Microfinance: les ambitions de la faitière des caisses populaires
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Après avoir quitté Afreximbank, Simon Tiemtoré, du Burkina Faso, a créé le fonds d’investissement basé à New York, Lilium Capital. En 2015, le fonds a acquis le groupe bancaire First International, en difficulté, qu’il a transformé en Vista Bank.

Par Stephen Williams

Lilium Capital a participé à plusieurs transactions dans le secteur touristique et, plus récemment, dans les services financiers. Pourquoi cette stratégie ?

Lilium Capital est une société de conseil et d’investissement, dont le siège social se trouve aux États-Unis. Dans le secteur hôtelier, nous avons proposé des services de conseil aux sociétés, y compris le montage de financements, dans certains cas en partenariat avec Afreximbank.

Dans les services financiers, nous avons eu une approche différente : il y a trois ans, nous avons acquis un groupe bancaire, First International Banking Group, que nous avons renommé Vista Bank. Le groupe est présent en Sierra Leone, en Guinée et en Gambie ; nous avons pour objectif de nous étendre dans le reste de l’Afrique.

Aujourd’hui, nous exerçons des activités dans la Zone monétaire de l’Afrique de l’Ouest (ZMAO). Nous voulons réaliser une expansion dans l’Union monétaire ouest-africaine et l’Afrique centrale.

Quelle est votre vision ?

Nous aspirons à devenir un groupe de services financiers africains, plus axé sur les services bancaires que sur les assurances. Nous mettrons l’accent sur les produits innovants et la recherche informatique, pour être à la pointe de l’innovation, proposer d’excellents services bancaires très accessibles à nos clients et promouvoir l’inclusion financière.

Vous optez donc pour un modèle fort volume et faibles marges ?

Oui,mais nous nous intéresserons aussi à des secteurs qui ont un impact sur le développement. Là où nos services de conseil et de financement seront très utiles et où nous pourrons contribuer à l’économie des pays où nous sommes présents.

Qu’est-ce qui vous a séduits le plus chez First International ?

Tout d’abord, nous ne recherchions pas une banque établie mais une banque en difficulté que nous pourrions redresser, restructurer et recapitaliser. Nous estimions avoir les atouts pour le faire. Nous voulions recapitaliser la banque, consolider ses différents pôles – crédit, exploitation, recouvrement, capital humain – et lui donner les moyens de remplir sa mission dans les pays où elle est présente.

Comment avez-vous financé l’acquisition ?

Nous avons utilisé un financement structuré, qui nous a également permis de recapitaliser la banque. Nous sommes ensuite parvenus à collaborer avec d’autres institutions, comme Afreximbank, pour que la banque soit en mesure de proposer des lignes de financement du commerce dans les pays où nous sommes présents. Et nous négocions toujours des lignes de financement du commerce avec des institutions comme la BAD et l’Overseas Private Investment Corporation.

Quelle croissance prévoyez-vous et souhaitez-vous atteindre ?

Nous avons pour objectif d’accroître notre taux de dépôt de 20 %. Nous ambitionnons de devenir l’une des trois premières banques dans chaque pays où nous sommes présents. Aujourd’hui, nous occupons le quatrième, sixième et septième rangs.

Nous voulons améliorer le recouvrement et le financement des PME. Lesquelles représentent 95 % de notre économie. Si nous finançons au moins 30 % à 40 % des PME, nous aurons apporté une contribution allons nous efforcer de faire progresser régulièrement les revenus de la banque. Nous allons nous montrer très actifs sur le marché : nous proposons des produits numériques – tels que la banque mobile, les cartes, une plateforme de paiement mobile, etc. – grâce auxquels nous allons accroître nos revenus.

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TAGS: 03 octobre 2018, Activités Bancaires, African Banker, Afrique de l'Ouest, Banques, BURKINA-FASO, Décideurs, Groupe Vista Bank, Le Magazine de L'afrique, Ouagadougou, Par Stephen Williams
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