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[Le Magazine de L'afrique] Arts : Pour l’histoire des peuples noirs

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Vieux rêve panafricain, le Musée des civilisations noires est devenu une réalité. Ce projet qui ambitionne de réconcilier l’Afrique avec son passé, qu’il soit heureux ou douloureux, entre en résonance avec le débat sur la restitution du patrimoine africain. 

Dakar, Seydou Ka 

Inauguré en grande pompe, le 6 décembre 2018 à Dakar, le Musée des civilisations noires a été officiellement ouvert au public le 2 janvier. Cette gigantesque infrastructure moderne, pouvant accueillir jusqu’à 18 000 pièces, a été rendue possible grâce à la coopération chinoise qui a assuré à la fois le financement et la construction.

Durant un mois, les visiteurs peuvent visiter gratuitement l’exposition inaugurale intitulée « Civilisations africaines : création continue de l’humanité » qui célèbre l’humanité de l’homme noire en cinq phases, de l’espèce homo jusqu’à nos jours.

Le retour du patrimoine africain implique également un retour des connaissances codifiées dans ces objets, un patrimoine immatériel qui se base sur un savoir-faire avéré, des technologies de l’époque et qui montre le génie créateur africain. 

Elle magnifie la capacité de création des civilisations ainsi que la mondialisation des foyers de cultures noires, depuis l’apparition du fer dans la seconde moitié du troisième millénaire avant notre ère, au dialogue des masques, en passant par la contribution de l’Afrique à la science et à la technologie, la mondialisation de la Négritude et les religions abrahamiques que les sociétés africaines ont eu à subir pendant leur évolution, ainsi que l’appropriation de ces religions par les peuples africains. 

Sur les 1 300 objets de la collection de l’exposition inaugurale, plus de 60 % viennent de la diaspora africaine. Une façon de réaffirmer la vocation panafricaine du Musée, mais aussi de réconcilier l’Afrique avec son histoire mouvementée et in fine, de regagner l’estime de soi.

« Si on s’amusait à mettre tous les cycles historiques en 24 heures, l’Afrique aurait mené notre humanité pendant 23 heures 59 minutes. Nous voulons que les jeunes Africains sortent de ce Musée, fiers, en pensant qu’ils n’ont jamais été les derniers de la classe », explique Hamady Bocoum. Toutefois, le directeur général du Musée des civilisations noires refuse d’entretenir la nostalgie.

Une nouvelle relation avec l’ancien colon 

La concrétisation de ce projet panafricain vieux de 52 ans – c’est lors du premier Festival mondial des arts nègres de 1966 à Dakar que l’idée de créer un musée des civilisations noires a été retenue –, devrait servir d’ouverture vers le monde pour un dialogue des cultures, la promotion de la diversité culturelle et un échange permanent entre le Sénégal, l’Afrique et le reste du monde.

En effet, pour Ibrahima Thioub, le recteur de l’université Cheikh- Anta-Diop de Dakar, le Musée ne doit pas être un lieu de nostalgie, mais un creuset de la créativité africaine, une fabrique de l’estime et de la confiance de soi. Ce qui passe par un travail de mémoire, y compris sur les phases les plus douloureuses de l’histoire du continent. 

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TAGS: Afrique de l'Ouest, Art, Art et Culture, Culture, Dakar, France, Histoire, Jeudi 31 janvier 2019, Le Magazine de L'afrique, Mercredi 13 février 2019, musée, Senegal
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