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[Le Magazine de L'afrique] Les atouts méconnus du sport business 

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Les représentants du sport business français veulent voir les investisseurs et experts de leur secteur aborder rapidement les marchés africains. Difficile tant les marchés sportifs demeurent peu connus et leur gouvernance problématique.

Par Nicolas Bouchet 

Le sport business africain n’attendra pas longtemps les entreprises françaises. C’est le message que Sporsora, association d’acteurs économiques du sport, et le Conseil français des investisseurs en Afrique (CIAN) veulent faire entendre.

La matinée qu’ils ont organisée le 4 décembre, intitulée « L’Afrique, future star du sport », a débouché sur une vision optimiste sur le sujet sans empêcher les inquiétudes de transparaître. Le sport business apparaît complexe, à la fois marché du divertissement, de l’événementiel, du marketing, et de la formation.

Les organisateurs lancent des appels vers une multitude d’acteurs publics et privés qui auraient, tous, vocation à y trouver leur rôle : investisseurs, sponsors, entreprises du BTP comme de l’évènementiel, de l’expertise sportive, mais aussi administrative. 

La popularité du sport en Afrique, couplée au bond démographique, crée un défi immédiat pour l’adoption des marques, pour la projection de l’expertise évènementielle, ainsi que pour la structuration des secteurs sportifs. 

S’il faut montrer à chacun comme une même évidence son intérêt à investir, c’est bien que les acteurs économiques français se sont désintéressés du sujet, jusqu’à peu. Selon Bruno Lalande, vice-président de Sporsora, il a fallu créer et corriger la perception empreinte de préjugés qu’a le sport business du continent et démontrer tout l’intérêt des clubs et des fédérations pour l’image des marques.

Pour sa part, le CIAN s’aventure dans le sport business presque comme en terre inconnue. Son président-délégué Etienne Giros vante les vertus du sport pour la culture et de la cohésion sociale, sortant ainsi du périmètre traditionnel de l’institution patronale. 

Pour lui faire écho, l’Élysée représentée par son conseiller Afrique, Franck Paris, souligne les gains pour l’éducation et l’égalité femmes-hommes de la vente de l’expertise française aux fédérations sportives et aux entreprises locales. Une vision humaniste présente encore dans le témoignage de Jean-Marc Adjovi-Boco, ancien footballeur professionnel et membre du Conseil présidentiel pour l’Afrique. 

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TAGS: ABF, AFRIQUE, Business, Jeudi 20 décembre 2018, Le Magazine de L'afrique, Mardi 22 janvier 2019, Nicolas Bouchet, Régional
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