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[Le Magazine de L'afrique] Guinée : Un futur géant du fer ?

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L’accord conclu en Guinée met fin à une série de litiges concernant la mine de Simandou, ouvrant la voie à l’utilisation de ressources jusqu’ici inexploitées. Si un potentiel formidable se dessine, toutes les incertitudes ne sont pas levées.

Par Chris Matthews

Simandou (à environ 550 km de la capitale Conakry, dans le sud-est de la Guinée), est une région d’une diversité biologique exceptionnelle. Néanmoins, c’est la bataille concernant l’ex­ploitation des ressources de son sous-sol qui a fait connaître dans le monde entier cette chaîne de montagnes de 110 km de long.

En effet, la région abrite l’un des plus importants gisements inexploités de fer de la planète, capable de produire des millions de tonnes par an, de doubler la production de la Guinée et de créer des milliers d’emplois. Et pourtant, pas un seul gramme de minerai n’a encore été extrait !

Si les contentieux, les accusations de corruption et l’absence d’infrastructures pour l’exportation du minerai, ont entravé le développement de la mine pendant des années, la situation pourrait rapidement évoluer : le 25 février 2019, Beny Steinmetz et le gouvernement de Guinée ont réglé leur litige concernant les concessions et permis d’exploitation relatifs à Simandou.

On estime à 20 milliards $ les dépenses nécessaires dans les infrastructures, dont la construction d’une ligne de chemin de fer de 650 km reliant le site à la côte guinéenne.

On se souvient qu’en 2008, la société de l’homme d’affaires israélien, BSG Resources, avait obtenu l’autorisation d’exploiter deux des quatre gisements de Simandou.

Le gouvernement de l’ancien Président Lassana Conté, à qui Human Rights Watch repro­chait de « criminaliser l’État », a retiré au géant minier anglo-australien Rio Tinto la moitié des droits de Simandou, qu’il détenait depuis 1997, alors que BSGR n’aurait payé que 165 millions de dollars pour leur acqui­sition. Deux ans plus tard, BSG Resources a revendu 51 % de ces droits, ainsi que ceux de la mine de Zogota, au géant minier brésilien Vale, pour la somme de 2,5 milliards $.

Élu en 2010, le nouveau président Alpha Condé s’est engagé publiquement à réfor­mer le secteur. Le contrat obtenu par BSG Resources en 2008, qui a fait l’objet d’accu­sations de corruption, l’intéressait parti­culièrement.

En 2012, un panel d’experts a commencé à enquêter sur des accusations de corruption impliquant des représentants du gouvernement et BSG Resources. La société a alors nié toute activité illégale et réagi en attaquant le gouvernement, en 2014, après la révocation de ses droits d’exploitation de Simandou.

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TAGS: Afrique de l'Ouest, Chris Matthews, Conakry, fer, Guinée, Le Magazine de L'afrique, Mardi 23 avril 2019, Mines, Pétrole
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