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[Le Magazine de L'afrique] Burkina Faso : Les chantiers de l’irrigation au Sahel

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Par l’Initiative pour l’Irrigation au Sahel (2is), la Banque mondiale et le Comité permanent inter-États de lutte contre la sécheresse au Sahel (CILSS), veulent rénover le tissu agricole. Les enjeux d’un projet innovant.

Ouagadougou, Tiégo Tiemtoré 

Malgré les ressources hydrauliques de surfaces souterraines considérables, moins de 500 000 ha sont irrigués en maîtrise totale de l’eau, sur un potentiel irrigable de 2,4 millions d’hectares, en Afrique de l’Ouest.

On le sait, le Sahel est l’une des régions les plus vulnérables aux changements climatiques et la maîtrise de l’eau constitue une priorité quasi stratégique dans la plupart des pays.

Pour cet important projet qui ambitionne de rénover le secteur agricole sahélien, la Banque mondiale a accepté d’injecter plus de 170 millions $, rejointe par d’autres partenaires du développement. 

On se souvient que les gouvernements des six États du Sahel (Mali, Mauritanie, Niger, Sénégal, Tchad et Burkina Faso), la Banque mondiale, réunis à l’occasion du Forum de haut niveau sur l’irrigation au Sahel, en 2013 à Dakar, avaient lancé la préparation d’un projet régional sur l’irrigation, au bénéfice des six pays sous l’égide de l’Initiative pour l’irrigation au Sahel (2is).

La rencontre s’est conclue par l’adoption d’une Déclaration invitant les parties prenantes à accroître les investissements dans l’irrigation, en vue d’atteindre 1 000 000 d’ha irrigués au Sahel à l’horizon 2020. 

Pour relever les défis de l’irrigation, le Projet d’appui régional à l’initiative pour l’irrigation au Sahel (PARIIS) lancé en novembre à Ouagadougou, apparaît comme une solution.

Un projet régional pour innover 

Cinq ans après la rencontre de Dakar, Djimé Adoum, le secrétaire exécutif du CILSS, fait le point : « Le développement de l’agriculture irriguée n’est plus un choix pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle, d’où l’importance du PARIIS qui vise à améliorer la capacité des parties prenantes à développer et à gérer l’irrigation et à accroître les superficies irriguées en suivant une approche régionale basée sur les solutions pour les cinq types de systèmes d’irrigation identifiés par la Déclaration de Dakar. » 

Ce nouveau projet promeut l’aménagement de bas-fonds et de la décrue contrôlée, de la petite irrigation individuelle privée, de l’irrigation communautaire, de la grande irrigation publique et de l’irrigation à travers le partenariat public-privé. 

« Le PARIIS représente un changement de paradigme par rapport aux approches traditionnelles, selon le principal bailleur de fonds, la Banque mondiale, qui finance le projet sur six ans à hauteur de 170 millions de dollars. D’une durée de six ans, le PARIIS vise sur la base d’une approche systémique, le développement de solutions d’irrigation dans les six pays, appuyé sur un processus de gestion de connaissance permanent permettant leurs passages à l’échelle », commente Clément Ouédraogo, coordonnateur du PARIIS, mis en oeuvre dans les six pays et au niveau régional. Le coût total du projet est estimé à 197,2 millions $, répartis entre les six pays et le CILSS. 

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TAGS: Afrique de l'Ouest, Agriculture, BURKINA-FASO, Le Magazine de L'afrique, Lundi 31 décembre 2018, Ouagadougou, Sahel
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