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[Le Magazine de L'afrique] Bibliothèque : La littérature au taquet…

Bibliothèque : La littérature au taquet…
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Nouvelle annonce

La littérature, c’est connu, a ceci de particulier qu’elle est un excellent baromètre pour connaître l’état de nos sociétés… à travers les livres.

Par SD

C’est aussi, la littérature, un fantastique moment de rêverie qui arrache des vicissitudes existentielles et donne la possibilité de penser un monde meilleur…demain. 

Cinéma en Afrique subsaharienne : ça tourne, action !!!

Production et financement du cinéma en Afrique subsaharienne francophone

Cinéma

Le professeur en études cinématographiques, Claude Forest, peut s’enorgueillir d’avoir publié une œuvre majeure à l’endroit de qui veut comprendre l’histoire économique du cinéma africain.

Dans Production et financement du cinéma en Afrique subsaharienne francophone,  l’écrivain met le curseur sur tous les facteurs qui depuis un demi-siècle ont empêché le cinéma africain de clore et de se hisser aux plus hauts niveaux. Sa conclusion est sans ambiguïté :

Pari réussi, car le livre de Claude Forest sort des sentiers battus, des prêts-à-penser pour élaborer vraiment des voies, des solutions, et trouver des moyens financiers pour que « la production des films et œuvres audiovisuelles », « après un demi-siècle erratique », dans les pays de l’Afrique subsaharienne connaisse enfin « une effervescence qui la portera très haut ».

« Une analyse critique des principaux dispositifs de coopération et coproduction, français et européen, montre l’influence positive, mais également l’impact structurellement destructeur qu’ils ont pu avoir jusqu’à présent », sur le cinéma africain, note-il.

Pour défricher, labourer « la forêt » cinématographique des présupposés, Claude Forest se livre alors à un fastidieux exercice d’analyse approfondie de plusieurs longs métrages africains en vue d’en comprendre les ressorts, les atermoiements, les difficultés et les caractéristiques économiques.

Pour cela, il ne se borne pas aux certitudes des intellectuels qui réfutent souvent des remises en cause, il donne plutôt la parole aux concernés eux-mêmes : Les Africains, plus exactement, les producteurs.

On retrouve parmi ceux-ci : Lath Roland Armand M’Bro, Maïmouna Nikiema, Oumar Dagnon, Alain Gomis, Issiaka Konaté, Jean Odoutan, Adélaïde Tata Ouattara, Abdoulaye Wone, Rémi Atagana Abéga, Moussa Hamadou, Djingarey, Mamadou Kotiki Cissé, au total 22 producteurs, 22 analyses, 22 points de vue…

L’objectif du professeur Forest étant d’amener à des pistes pouvant aboutir à la mobilisation de « moyens pour qu’advienne une œuvre, aujourd’hui essentiellement destinée à l’audiovisuel, mais peut-être aussi, bientôt, cinématographique ».

Pari réussi, car Production et financement du cinéma en Afrique subsaharienne francophone, (32 euros), qui vient de paraître aux éditions L’Harmattan sort des sentiers battus, des prêts-à-penser pour élaborer vraiment des voies, des solutions, et trouver des moyens financiers pour que « la production des films et œuvres audiovisuelles », « après un demi-siècle erratique », dans les pays de l’Afrique subsaharienne francophone, connaisse enfin « une effervescence qui la portera très haut ».

Et ce n’est guère une vue de l’esprit !        

Le cauchemar d’OBI

Le cauchemar d’OBI

On ne cessera jamais de rire tant Le cauchemar d’OBI dépeint avec humour caustique, mais humour quand même, le quotidien des Guinéens.

OBI, le héros de la bande dessinée, constate sous le prétexte de ses pérégrinations, qu’un autre modèle social est envisageable, qu’une autre politique à visage humain est à imaginer.

En effet, en s’adossant sur le quotidien des habitants de la Guinée Equatoriale, Chino et Tenso Tenso (pour le scénario) ainsi que Jamonyqueso (pour les caricatures) mettent en scène leur président Terodoro Obiang Nguema, qu’ils appellent affectueusement « OBI ».

Dans un récit débordant d’imagination et corrosif, les auteurs mettent le doigt sur tout ce qui ne va pas dans leur pays. Pour cela, ils ont l’ingénieuse idée de se mettre dans la tête du Président qui en dormait rêve qu’il s’est réveillé au milieu des gueux, des grabataires, des sens-dents et autres sans culottes. Commence alors une aventure hilarante, rythmée et cadencée :

Une aventure satirique qui permet au chef de l’Etat de passer en revue des sujets clivants comme les droits de l’Homme, l’école, la santé, la bonne gouvernance, le social, etc. OBI, le héros de la bande dessinée, car on allait oublier de vous le dire, Le cauchemar d’OBI, (15,90 euros) est une bande dessinée de 130 pages éditée par les éditions L’Harmattan et publiée en octobre 2018, constate sous le prétexte de ses pérégrinations, qu’un autre modèle social est envisageable, qu’une autre politique à visage humain est à imaginer.

OBI lui-même dénonce les tares, la concussion, le népotisme et les taudis, qu’il voit sans filtres et sans tamis. La bande dessinée a ceci de mordant qu’elle a été illustrée par le dessinateur et militant Ramón Esono Ebalé et écrite par deux collaborateurs anonymes (Chino et Tenso Tenso) vivant à Malabo. Ebalé a été arrêté le 16 septembre à Malabo, selon la presse, il fait actuellement l’objet d’une enquête pour blanchiment et contrefaçon. Et est en détention préventive à la prison de Black Beach à Malabo.

Ramón Esono Ebalé est aussi le récipiendaire du Prix du courage en bande dessinée éditoriale 2017 décerné par le Cartoonists Rights Network International (CRNI). De plus, l’album « le Cauchemar d’Obi » a reçu le prix « Couilles au cul » au festival off de la BD d’Angoulême fin janvier. La BD bien qu’un brin poil à gratter, est un livre franchement drôle, où l’imagination le dispute à la créativité, à lire…

Cuisines de nos pays 

Cuisines de nos pays

Connaissez-vous le cachupa, le ndolé, les khinkali ou le chapeau de Guguta ? Ouvrez vite ce recueil richement illustré pour découvrir ces recettes et bien d’autres qui se cachent derrière ces noms évocateurs de pays lointains, de traditions, d’odeurs et de saveurs différentes, mais qui vous inciteront au partage avec d’autres cultures. Et puis, en choisissant parmi tout ce qui a été réuni dans ce livre, vous pourrez composer des menus « globe-trotters » ! (photos en couleur).

Association Mieux Lire, Mieux Ecrire éditée par Les Editions Sépia. 15 euros. Septembre 2018 (Rediff)

Mamie Dénis part en Afrique

Mamie Denis

Mamie Denis, vieille parisienne procédurière, contestataire et raciste, choisit de finir sa vie en Afrique après avoir fugué de la maison de retraite qui l’héberge.

Car Mamie Denis veut vivre sa vie, malgré les aléas de la vieillesse. Et cela ne lui était plus possible à Paris 9è (son fief), du fait de la pression des services sociaux qui, aiguillés par Pat, le cupide neveu, ont fait d’elle une personne entièrement dépendante.

Eh bien Pat n’aura pas l’héritage tout de suite ! Et l’administration se perdra dans sa paperasse, car Mamie Denis a gardé de l’initiative et comploté son départ en Afrique avec ses anciens voisins africains, qui ont conservé pour elle l’affection due aux aînés, même si tout n’a pas été facile au départ entre eux et la vindicative mamie.

De Adjim Danngar et Christophe Ngalle Edimo édités par L’Harmattan. 14,90 euros. Janvier 2017 (Rediff)

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TAGS: AFRIQUE, BD, Bibliothèque, Cinéma, Culture, Essais, France, L’Harmattan, Le cauchemar d'OBI, Le Magazine de L'afrique, Littérature, Livre, Mercredi 13 février 2019, Production et financement du cinéma en Afrique subsaharienne francophone
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