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[Le Magazine de L'afrique] Algérie L’essor difficile du renouvelable

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L’Algérie semble souffrir du manque d’une stratégie d’ensemble qui encourage les investissements, la formation et la recherche. Les professionnels alertent sur les risques encourus par un pays qui raterait sa transition énergétique.

Alger, Samia Lokmane-Khelil

L’Algérie a son ministère des Énergies renouvelables, mais très peu d’avancées ont été accomplies dans le développement de ce secteur à fort potentiel. Au cours d’un salon tenu à Alger, en février, la directrice du Centre national des énergies renouvelables, Nachida Kasbadji Marzouk, a révélé que le pays se classe actuellement à la 18e place en Afrique, loin derrière les leaders continentaux comme l’Éthiopie, la Zambie ou la Tanzanie, en matière d’installations et de projets. Son constat a fait réagir les autorités, qui justifient les retards par leur besoin de mûrir amplement la question.

« L’État a affiché sa volonté pour le développement des énergies renouvelables, d’autant qu’il est ouvert à toute proposition, mais il ne veut pas se lancer dans une aventure. On n’a pas besoin de retenir une option “clés en main”, la partie locale doit être intégrée dans ce genre de projet », explique Fatma Zohra-Zerouati, ministre de l’Environnement et des énergies renouvelables ; l’objectif de l’État est d’arriver à produire, d’ici à 2040, 27 % du mix énergétique à partir des énergies renouvelables.

Or, cet objectif précis avait déjà été arrêté, il y a huit ans, à la suite d’un ambitieux programme national confié alors au ministère de l’Énergie. Affichant la volonté de trouver une alternative aux ressources fossiles, moins polluantes et pérennes, les pouvoirs publics avaient élaboré un certain nombre de projets, dans le solaire en particulier.

Il était par exemple question de parachever en 2020 l’installation d’équipements photovoltaïques d’une capacité totale d’environ 800 megawatt-crête. D’autres projets d’une capacité de 200 MWc par an étaient par ailleurs prévus. L’Algérie avait aussi envisagé de mettre en service entre 2016-2020, quatre centrales solaires thermiques avec stockage d’une puissance totale d’environ 1 200 MW et d’aménager des fermes éoliennes. Quelques-uns des projets ont été réalisés, mais à titre expérimental uniquement. On compte une centrale solaire hybride d’une capacité de 125 MW à Hassi R’Mel, une unité éolienne de 10 MW à Adrar et 22 stations photovoltaïques.

Trop d’entraves

À en croire de nombreux professionnels, l’État n’a pas encore pris conscience de la nécessité, à la fois, sur le plan économique et environnemental, de sortir du tout pétrole en misant sur les énergies renouvelables, . « 2017 a été une année blanche pour les énergies renouvelables en Algérie. Il n’y a eu aucun megawatt installé durant ces douze derniers mois », commente l’ancien patron de la société nationale des hydrocarbures, Sonatrach, Abdelmadjid Attar, au cours d’une conférence qui a rassemblé plusieurs experts, des représentants du gouvernement ainsi que les responsables de la compagnie nationale de gaz et d’électricité, Sonelgaz. Le ministre de l’Énergie a admis l’existence d’entraves au développement des énergies renouvelables, en matière d’investissement notamment ; Mustapha Guitouni a également souligné le manque d’infrastructures industrielles solides dans la fabrication des composants.

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TAGS: African Business, Alger, Algérie, Finances publiques, Jeudi 29 mars 2018, Le Magazine de L'afrique, Maghreb, Samia Lokmane-Khelil
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