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[La Nation] « La liberté au cœur, le temps des semailles »: Me Adrien Houngbédji entre regrets et reconnaissance

« La liberté au cœur, le temps des semailles »: Me Adrien Houngbédji entre regrets et reconnaissance
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« La liberté au cœur, le temps des semailles »: Me Adrien Houngbédji entre regrets et reconnaissance

En attendant un deuxième tome qui ne tardera pas, c’est à travers un premier tome intitulé « La liberté au cœur, le temps des semailles » que le président de l’Assemblée nationale Me Adrien Houngbédji livre, en 250 pages, un pan de l’histoire de sa vie et de son combat. De l’enfance à la jeunesse, du condamné à mort à l’exilé, sans oublier le brillant parcours d’homme de droit, cet ouvrage dont le lancement a eu lieu samedi 30 mars dernier révèle presque tout sur l’homme.

Lorsqu’acteur politique, on décide à presque 80 ans de publier un essai autobiographique, il ne fait l’ombre du moindre doute que l’on dépose ses mémoires pour la postérité. Et c’est bien ce que fait Me Adrien Houngbédji, président de l’Assemblée nationale à travers son dernier ouvrage intitulé « La liberté au cœur, le temps des semailles » paru aux éditions L’Archipel.
« Ecrire un livre pour parler de soi-même, de son vécu, de ses expériences n’est pas chose aisée… J’ai voulu dire mon parcours depuis mon enfance jusqu’à la conférence nationale, juste une partie. Un deuxième livre viendra », introduit l’auteur lui-même au lancement. Et, c’est là tout l’intérêt de cet essai : le parcours d’Adrien Houngbédji. Cet avocat dont le nom reste indubitablement collé à l’histoire du renouveau démocratique au Bénin a une trajectoire de vie peu commune. C’est un homme avec une destinée toute particulière. Un leader parfois incompris, « trop vite jugé », qui a une histoire de vie semblable à celle de Mandela, diront certains au cours du lancement de l’ouvrage.
Mais, c’est le regard de l’auteur lui-même qui importe. Il ne revendique aucun laurier singulier. Il pense tout au plus avoir eu sa vie et l’assume sans rechigner. Néanmoins, il se veut très reconnaissant à ses deux géniteurs. Bien plus au père qu’à la mère. A cette dernière, digne descendante des célèbres rois d’Abomey, il dit devoir « le sens du service et de l’Etat ». Etonnant tout de même, quand on sait qu’elle est ménagère et pas instruite. Mais, il y a eu surtout le père de Me Adrien Houngbédji, ce fonctionnaire des douanes qui, comme bien de ses pairs, en ce temps-là, a voulu faire de son premier-né un modèle qui transcende tout. Il lui enseigne l’excellence, le congratule et l’honore quand il brille dans les études, mais se veut rigoureux, chicote à la main quand chutent les rendements du jeune Adrien. Il a été de toutes les grandes décisions prises par l’actuel président du Parlement béninois, qui ont donné un tournant majeur à sa vie politique et même professionnelle. Par exemple lorsqu’il l’incite à trouver le chemin de la liberté en allant lui rendre visite en prison. S’ensuivra, le 5 mars 1975, jour de ses 33 ans, l’évasion spectaculaire d’Adrien Houngbédji de la prison en serviette pour prendre la tangente et échapper à ses oppresseurs. Mais, le livre va bien au-delà des épisodes et confessions familiaux et présente surtout le parcours d’Adrien dans le temps.

La liberté au cœur !

Le titre du livre est évocateur, pour résumer un pan de la vie d’un homme qui s’est, maintes fois, battu pour sa propre liberté et pour celle des autres. Ce que laisse entrevoir aussi l’ouvrage, ce sont les valeurs fortes qui caractérisent l’auteur : sa force de combat, son humilité, son esprit de pardon, sa ténacité, son courage. Cinq fois candidat malheureux à l’élection présidentielle, trois fois patron du perchoir au Parlement, ancien exilé, promoteur de la conférence nationale de février 1990, l’histoire de Houngbédji rencontre bien celle de la société dont il est le produit. Et, il la raconte, d’une belle plume, exaltante et captivante. Un mérite que plus d’un intervenant a salué au lancement, car il reste l’un des rares acteurs politiques béninois qui adorent écrire. On peut donc partager l’appel de certains invités au lancement qui ont souhaité que sa vie soit scénarisée à travers un film. A l’histoire de vie racontée, samedi dernier, se sont ajoutés les témoignages de proches ou lointains amis, venus dire publiquement les mérites de cet homme auprès de qui, admet Pascal Irenée Koupaki, « on apprend beaucoup ». le recteur de l’Université d’Abomey-
Calavi, Maxime da Cruz, pour sa part, se félicite de ce legs à la postérité de l’un des plus grands acteurs politiques de ces trois dernières décennies au Bénin.

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TAGS: Culture
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