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[La Nation] JIF 2019 au Bénin: Les femmes de la microfinance réfléchissent à leur situation

JIF 2019 au Bénin: Les femmes de la microfinance réfléchissent à leur situation

Les thèmes « Réflexions sur les métiers d’homme ou métiers de la femme » cas des Sfd et « Femme, conciliation travail et famille » ont été le socle des échanges entre les acteurs de la microfinance au Bénin. Des échanges qui se sont tenus le 8 mars 2019 et qui ont mis en exergue les maux qui affectent et freinent l’épanouissement socio-économique de la femme béninoise.

Les actions en cours pour l’instauration d’une planète 50 – 50 d’ici 2030, c’est la dynamique actuelle qui reste le lit des nombreuses luttes menées au profit de la femme. Camille Ogoussan, directeur général de la microfinance et représentant le ministre des Affaires sociales et de la microfinance emprunte l’optique d’une amélioration des conditions de la femme à l’ouverture officielle des échanges. Il met bien en exergue le thème retenu au niveau international qui est «Penser équitablement, bâtir intelligemment, innover pour le changement» pour convier tous les acteurs à une réflexion sur les moyens innovants permettant de faire progresser l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes. Il soutient l’appel au leadership féminin comme moteur de développement tout en restant collé au thème retenu au plan national qui est «Leadership féminin et l’égalité pour ligne de pensée.» Il profite pour exhorter tous à travailler à un avenir où l’innovation et la technologie ouvriront de nouvelles portes aux femmes et aux filles. Les propos du directeur général de la microfinance émeuvent les deux acteurs majeurs de cette célébration dans le secteur de la microfinance, Alidé et Adapami. Pour le système financier décentralisé Alidé, son directeur Valère Houssou renchérit que l’innovation est de voir les femmes et les hommes engagés ensemble pour la transformation digitale en tant que nouveau paradigme dans l’offre des services financiers. Une exigence qui découle de la contribution à la réalisation des objectifs de développement durable (Odd). Il est revenu à Maurille Couthon, directeur de AdapamI de repréciser le pari du projet qui prône l’égalité femme homme avec la ferme conviction que la jouissance de droits et d’opportunités par la femme constitue une arme contre nombreux maux qui l’affectent et qui freinent son épanouissement social, économique et professionnelle. Le projet entend contribuer à réduire les inégalités notées dans le secteur de la microfinance de manière active et participative.
Les communications, « Réflexions sur les métiers d’homme ou métiers de la femme » cas des Sfd et « Femme, conciliation travail et famille » animées respectivement par Raoul Yakpa et Sylvie Ehako ont exhibé les nombreux obstacles à la réalité du genre avec des solutions énoncées qui restent de réelles approches à l’amélioration de la condition de la femme autant dans le ménage qu’en entreprise. Les échanges ont été davantage enrichis via le panel fait de deux employés : Gaston Deguenon et Odette Kouagou, d’une employeuse Valentine Adoukonou, directrice de Africa finances et du consultant en microfinance Sylvestre Honvou. Leurs témoignages et expériences professionnelles et familiales ont conduit à des pistes de sortie de crise. L’estime de soi, l’autodétermination, le recrutement genre sensible, le présentisme, l’accompagnement de l’époux, les engagements individuels et collectifs de même que la mise en place d’instruments juridiques opérants sont autant de recommandations faites par les acteurs réunis à l’occasion pour en appeler à la conscience des citoyens et surtout de l’Etat dont le rôle est capital. C’est d’ailleurs un impératif qu’a rappelé Mathieu Rioux, représentant d’Affaires Mondiales Canada, un partenaire au développement pour qui, l’égalité femmes-hommes est une valeur fondamentale et une priorité. Il exprime toute sa conviction de voir les échanges concourir à l’atteinte des objectifs d’égalité du genre voulu par Alidé soutenu par Adapami dont le financement vient d’Affaires Mondiales Canada. L’épanouissement de la femme en entreprise et en famille est donc une priorité à laquelle s’attachent les acteurs du secteur de la microfinance au Bénin qui n’entendent plus baisser les bras.
Source : Force Com One

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