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[La Nation] Edito: Non-sens !

Edito: Non-sens !
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Edito: Non-sens !

Que nous dit le monde, si nous l’écoutons ? Au Bénin, en tout cas, il se dit que les partis n’ayant pas obtenu leur quitus administratif, ne sont pas contents. Cela va de soi ! Car sans ce précieux sésame, ils ne pourront prendre part aux prochaines législatives. Ils entendent par conséquent se faire entendre, plutôt bruyamment ce lundi, après leurs sorties médiatiques vendredi dernier qui se voulaient intimidantes pour le gouvernement, notamment le ministre de l’Intérieur.

Et si on essayait un peu de regarder le monde d’en haut, sans laisser choir nos idéaux? Et si ces acteurs politiques essayaient d’user de minutie pour orchestrer leur thérapie ? Surenchère et intimidations sont-elles la solution, dans le cas d’espèce ? Non, car selon toute évidence, il s’agit là de vaines approches vouées d’avance à l’échec, surtout face à un gouvernement dont le chef ne transige pas avec la légalité ! Le principe selon lequel la loi est dure mais c’est la loi, il faut s’y plier, n’a jamais autant été incarné par un chef de l’Exécutif au Bénin qu’aujourd’hui. S’il s’avère que des partis ont manqué de prendre soin de leurs dossiers et que, de ce fait, ils sont recalés par les services compétents, il en sera ainsi. Il ne revient pas à l’Exécutif de les sortir, en violation des textes de ce mauvais pas, de fermer les yeux sur ces manquements au nom d’on ne sait quel principe. Il n’est dit dans aucun texte de loi que sans parti d’opposition, un scrutin soit avorté. Ce serait d’ailleurs un passe-droit inique d’instaurer un tel principe, car cela reviendrait à entériner une telle participation en dépit de tout, y compris dans le cas où un parti de l’opposition se rendrait coupable de violation de loi, ou manquerait de se conformer aux exigences légales.
Certes, dans une démocratie pluraliste, toutes les tendances doivent prendre part à une élection, encore plus lorsqu’il s’agit de législatives, en raison de ce que le Parlement est le siège de la politique, le lieu où il est quasiment décidé de toute la vie nationale, des orientations stratégiques du pays…Faut-il pour autant devoir materner l’opposition afin qu’elle puisse être au rendez-vous électoral? Et faire accessoirement ses dossiers à sa place, pour être certain de sa participation ? Il faut se mettre en règle. C’est inéluctable. Et, mis à part le dilatoire qui relève de la dialectique politicienne, surtout pour se faire passer pour la victime et jeter l’opprobre sur ses vis-à-vis, les acteurs politiques qui ronchonnent aujourd’hui le savent mieux que quiconque. La preuve en est qu’ils se sont dépêchés d’aller satisfaire aux exigences des textes, si bien qu’il faut s’interroger sur le sens de leurs plaintes formulées urbi et orbi, et sur ce à quoi répond la marche entreprise par l’opposition pour ce lundi, le jour même où le chef de l’Etat reçoit ses tenanciers, à leur demande, pour s’entretenir avec eux, on s’en doute, de leur préoccupation majeure du moment…L’opposition présage-t-elle de l’issue de cette concertation, a priori, au point de devoir organiser peu avant une marche ? Ou est-ce une manière, pense-t-elle, pour forcer la main au chef de l’Etat, lui peu enclin aux petits ‘’arrangements’’ de couvent comme cela se faisait par le passé ?
S’étant déjà rendue coupable de légèreté en montant ses dossiers, c’est bien la peine là-dessus qu’elle manque de faire preuve de responsabilité, à tout le moins de courtoisie envers le N°1 Béninois, qui peut bien tirer prétexte de ce procédé pour renoncer à les recevoir. En ces veilles électorales, mobiliser les paisibles populations à battre le macadam est assimilable à un trouble de l’ordre social, car comme le dit une voix de sagesse, Célestine Zanou, « Aucun jusqu’au boutisme, aucun ego ou orgueil…n’a de place, car seul le Bénin doit être la préoccupation de tous », indique-t-elle. « Merci pour votre détermination à éviter toute violence…», exhorte-t-elle du reste.

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