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[La Nation] 29e journée du procès Icc-Services: Biographie des huit accusés à la barre

29e journée du procès Icc-Services: Biographie des huit accusés à la barre
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29e journée du procès Icc-Services: Biographie des huit accusés à la barre


Le procès Icc-Services amorce sa dernière ligne droite, ce lundi 4 février avec le démarrage des plaidoiries des avocats de la partie civile aussi bien de l’aile Etat béninois que des victimes devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet). Celles-ci seront suivies des réquisitions du ministère public et des plaidoiries des avocats de la défense. Puis, s’ensuivra le verdict de la cour qui fixera chacun des huit accusés sur son sort. L’audience du vendredi 1er février dernier a permis à la Cour de lire certaines pièces sur les accusés, notamment les conclusions des rapports de l’expertise médico, psycho-psychiatrique des inculpés qui révèlent que les huit accusés jouissent d’un bon état général de santé et donc sont accessibles à la peine qui sera retenue contre eux. La cour de céans a lu également le casier judiciaire des accusés qui est vierge à l’égard de chacun d’eux.
(Lire ci-dessous un extrait de la biographie de chacun des inculpés.)

Guy Athanase Sètondji Akplogan, Pdg d’Icc-Services

Guy Athanase Sètondji Akplogan est né le 2 mai 1952 à Porto-Novo. Il est de l’ethnie goun et de religion christianisme céleste. Il a enseigné l’informatique de gestion au niveau de l’enseignement supérieur. L’accusé a grandi à Cotonou où il a fait ses cours primaires à Jéricho, secondaires au Collège d’enseignement général de Sainte Rita. Il a obtenu le Certificat d’études primaires (Cep) au cours de l’année académique 1972-1973, le Bepc en 1979, le baccalauréat à Lomé au Togo en 1982. Guy Athanase Sètondji Akplogan a fait une formation en informatique de gestion en France de 1989 à 1993. Il a travaillé au Bénin puis en Côte d’Ivoire où il a enseigné l’informatique. Il est revenu au Bénin en 2005 et il s’y est installé. Guy Akplogan est marié et père de six enfants issus de trois unions dont la fille aînée Guillone qui a fait deux ans de prison avec lui dans le cadre de la même affaire. Il est en contact téléphonique avec ses enfants. L’inculpé est issu d’une fratrie de huit enfants. Il occupe la cinquième position dont le benjamin Jean-Marc est décédé en prison lors de sa détention préventive dans le cadre du même dossier Icc-Services. Il a perdu sa mère le 10 juin 2014 pendant sa détention préventive. Son père est décédé depuis 1989 des suites d’un accident de la circulation. Comme événements marquants, Guy Akplogan affirme avoir été marqué par le décès de son jeune frère Jean-Marc et veut veiller actuellement sur lui-même.
Il estime sa détention arbitraire. Il pèse 64 kg avec une taille de 1m65.

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Emile Comlan Tégbénou, directeur départemental Icc-Services de l’Ouémé/Plateau

Emile Comlan Tégbénou est né le 30 avril 1968 à Abomey-Calavi. Il est à la fois d’ethnie Aïzo de Porto-Novo et de Glo-Djigbé dans la commune d’Abomey-Calavi. Il est de la religion du christianisme céleste. Il est gestionnaire de sa propre entreprise et réside à Adjarra. Emile Comlan Tégbénou est marié et père de neuf enfants de trois différentes femmes dont six enfants de la première union. Sa mère est de Porto-Novo et son père de Glo-Djigbé. L’accusé a été scolarisé jusqu’au Cours préparatoire deuxième année (Cp2). Il n’a pas pu poursuivre ses études à cause des difficultés financières. Il a cultivé le champ avec son père et appris la mécanique chez son oncle paternel. Il a également vendu, dans le passé, des pièces détachées. Emile Comlan Tégbénou a travaillé à la Clcam pendant plusieurs années et ensuite à Icc-Services. Pour l’accusé, ce dossier est une grosse déception. Tous ses amis hommes politiques l’ont abandonné. Il a été éloigné de sa famille. Il pèse 79 kg avec une taille de 1m83.

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Ludovic Pamphile Dohou, Dg d’Icc-Services

Ludovic Pamphile Dohou est né le 2 juillet 1951 à Cotonou. Il est opérateur économique et gestionnaire d’entreprise. Il est d’ethnie yoruba et de la religion du christianisme céleste dont il est un des dignitaires. Père et mère décédés respectivement en 1998 et en 2001, l’accusé a démarré la scolarité à l’âge de 7 ans. Il a décroché le Cep en 1972 et d‘autres diplômes dont le Bepc, le Baccalauréat et le Certificat élémentaire d’aptitude pédagogique (Ceap). Il est le troisième d’une fratrie de huit enfants. Ludovic Pamphile Dohou a enseigné au cours primaire de 1991 à 1994 et fut directeur d’une école privée à Cotonou. Il s’est ensuite lancé dans les affaires et dans l‘importation de voitures et tenancier d’un hôtel dont il est le propriétaire. Il est marié et polygame avec quatre enfants. Comme évènement heureux dans sa vie, l’accusé a gagné en 1998 cinq cent mille francs à la Loterie nationale du Bénin (Lnb). Ce qui lui a permis de rouler la voiture de son rêve. Il serait d’ailleurs un passionné de belles voitures. La preuve est que la justice a saisi 23 véhicules chez lui qu’il a mis en location. Ludovic Pamphile Dohou dit regretter profondément ce qui est arrivé à Icc-Services dont il est le directeur général. Il n’arrête pas de présenter ses excuses aux victimes. Il demande la clémence du gouvernement et de la justice. Il prie l’Eternel de les aider à réparer le tort. Pamphile Ludovic Dohou souhaite que le droit soit dit et qu’ils sortent pour poursuivre le remboursement parce que cela les attend. Il pèse 104 kg avec une taille de 1m65.

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Michel Sèwayi Agbonon, ex-chef agence Icc-Services Bazounkpa

Michel Sèwayi Agbonon est né vers 1986 à Djakotomey. C’est un informaticien de formation. Son père est décédé le 15 août 2017 pendant qu’il est en détention préventive. Il n’a donc pas pu assister à ses obsèques. Il est le benjamin d’une fratrie utérine de six ans. Il a fait jusqu’en classe de Première. L’emploi à Icc-Services est son premier job. Il est marié et père d’un enfant. Son passage en prison lui a fait beaucoup de bien sur les plans spirituel et moral. Pour lui, il est bon de faire la prison mais seulement il ne faut y séjourner longtemps. Il dit n’avoir jamais entendu parler du mot escroc. C’est à la prison, civile de Cotonou qu’il l’a appris. Michel Sèwayi Agbonon souhaite recouvrer sa liberté pour pouvoir continuer à travailler. Il compte retourner au village si c’est nécessaire, mais jure ne plus jamais travailler pour quelqu’un. Car, c’est son premier travail pour autrui qui l’a conduit en prison. Il mesure 1m66 et pèse 68 kg.

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Clément Sohounou, ex-chef agence Icc-Services à Lalo

Clément Sohounou est né vers 1983 à Lalo. Il a grandi auprès de ses parents. Il est d’ethnie Adja et christianiste céleste de religion. L’inculpé est le premier d’une fratrie utérine de deux enfants. Il a été scolarisé jusqu’en classe de Cours moyen première année (Cm1). Lorsqu’il passait en classe de Cm2, son oncle est venu le chercher chez sa mère pour qu’il l’aide dans son travail de menuisier. Il a appris la menuiserie pendant quatre ans. Il n’a pas eu de diplôme, mais a terminé la formation. Il a travaillé à son propre compte pendant six mois lorsque l’un de ses oncles l’a appelé pour l’aider dans une boulangerie où il a exercé pendant deux ans et demi. Il a quitté la boulangerie parce qu’il n’était pas satisfait du traitement qui lui était fait. Il dit avoir été obligé de faire plusieurs autres petits boulots pour arrondir la fin du mois. Il a décidé de rejoindre un autre oncle qui vendait de postes téléviseurs. Clément Sohounou travaillait avec ce dernier quand il a trouvé l’emploi à Icc-Services. Il est père de cinq enfants dont les âges varient entre 5 et 12 ans. On y compte des jumeaux dont il est heureux de la naissance alors qu’il était déjà en prison. Il trouve banale la façon dont il a trouvé du travail à Icc-Services qui a pourtant changé sa situation. Il a fait beaucoup de bien aux personnes de son entourage dans son village. Il a un poids de 74 kg et une taille de 1m65. Il demande au gouvernement actuel de les aider à se tirer d’affaire.

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Grégoire Coucou Ahizimè, ex-coordonnateur de la Cellule de surveillance des structures financières décentralisées

Grégoire Cocou Ahizimè est né vers 1959 à Dékanmey dans la commune d’Agbangnizoun. Il a agrandi auprès de ses parents. D’ethnie fon, il est de la religion chrétienne évangélique. Il est marié, mais sans enfant. Il est le deuxième d’une fratrie de neuf enfants. Grégoire Cocou Ahizimè a été scolarisé à l’âge de six ans au CI et a aujourd’hui un niveau Bac + 6 avec un Diplôme d’études supérieures spécialisées (Dess) en Banques et Finances. Il a exercé en tant qu’administrateur des banques de 1982 à 2012 et est aujourd’hui admis à la retraite. Il compte consacrer sa retraite aux travaux champêtres. Il a un poids de 51 kg et une taille de 1m53. L’évocation des faits Icc-Services l’attristerait. Il souhaite que le dossier soit rapidement clos pour lui permettre d’être fixé sur son sort. Grégoire Cocou Ahizimè dit avoir été pris en bouc émissaire dans cette affaire.

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Etienne Tchihoundro, directeur financier et ex-chef agences Icc-Services Dantokpa

Né vers 1966 à Dogbo, Etienne Tchihoundro est commerçant et est de religion christianisme céleste. Il est le troisième d’une fratrie utérine de huit enfants. Il a étudié jusqu’en classe de seconde sans le Bepc. Il a appris l’électricité et le froid, mais ne les a pas exercés avant de se lancer dans le commerce de friperie. Il a ensuite travaillé à la Sonapra à Bohicon de 1989 à 1990, puis dans un projet à Padme. Il déclare avoir une bonne clientèle au moment où les promoteurs d’Icc-Services l’ont sollicité. Il est marié et père de six enfants issus de trois différents lits. L’accusé dit trouver sa situation carcérale très dure et injuste. Car, il dit ne pas maîtriser le système de fonctionnement d’Icc-Services où les gens auraient fait de lui ce qu’ils veulent Il pèse 82 kg et a une taille de 1m76.

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Justin Dimon, pasteur

Justin Dimon est né vers 1965 à Savè. Il a grandi auprès de ses parents à plusieurs endroits. Il est pasteur, d’ethnie Nago et de religion chrétienne évangélique. Il est le benjamin d’une fratrie utérine de huit enfants dont il est le seul en vie actuellement. Ses autres frères sont tous décédés et dont il met la mort sous le coup de la sorcellerie. Il raconte que la grossesse dont il est issu aurait duré douze mois avec beaucoup de complications. Il ajoute qu’il était prévu que sa mère meure avec la grossesse. C’était une grossesse particulière. Il a été scolarisé à l’âge de sept ans au Cours d’initiation et a fréquenté jusqu’en classe de Ce1. Il faisait l’école buissonnière. Mais, les résultats jusqu’au Ce1 auraient été bons en dépit de son absentéisme scolaire qu’il met également sur le compte d’un ensorcellement. Il a fait une formation de Kung-Fu, puis de soudure. Il a été pratiquant de Kung-Fu, ensuite formateur à l’ex-Ecole nationale de police de 2005 à 2010. Il est fondateur de l’église évangélique Lumière du Christ en 2015 depuis sa sortie de prison, après avoir bénéficié d’une liberté provisoire. Il est marié depuis 16 ans et est père de cinq enfants dont les âges varient entre 14 ans et 6 mois. Il dit avoir été marqué par sa rencontre avec le Seigneur. Cette rencontre a changé sa vie de façon extraordinaire. Son séjour en prison n’a pas été négatif. Il dit avoir compris qu’il faille qu’il passe par là pour grandir dans la foi. La prison a été pour lui la haute université pour la perfection de sa foi. Justin Dimon fait 1m69 et pèse 74 Kg. Seulement, le rapport médico-psycho-psychiatrique révèle qu’il présente un délire paranoïaque de termes mystico-religieux de mécanisme interprétatif, imaginatif, hallucinatoire systématisés avec l’adhésion totale évoluant depuis plusieurs années.
Il présente des traits de personnalité pathologique paranoïaque qui pourraient influencer le comportement de l’inculpé au moment des faits, commente l’expert avant de conclure que l’état de santé de l’accusé en fonction de son évolution pourrait nécessiter, en phase aiguë, une prise en charge en milieu psychiatrique.

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