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[La Dépêche] Le ministre de l’intérieur à propos des crimes rituels au Bénin : «Nous allons brûler les fétiches qui demandent du sang»

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«Nous allons brûler les fétiches qui demandent du sang et rien ne se passera». Ainsi en a décidé Sacca Lafia, ministre de l’intérieur et de la sécurité publique. Réuni en séance de travail hier, le ministre s’est désolé de la sémantique ‘’ crimes rituels’’ utilisée dans l’opinion publique pour qualifier la série de perte en vies humaines, notée la semaine dernière, dans le pays. Pour Sacca Lafia, il conviendrait d’appeler ce phénomène ‘’crimes crapuleux’’ en lieu et place de  ‘’ crimes rituels. Pour conforter sa position, le ministre a fait savoir que les crimes rituels sont codés, codifiés depuis la nuit des temps et ceci suivant une certaine chronologie.  Les fétiches existant avant le phénomène de cyber criminalité, il est donc hors question de parler de crimes rituels, a conclu le ministre de l’intérieur et de la sécurité publique. Sacca Lafia a ensuite ironisé en invitant les acteurs de ce phénomène notamment les cybers criminels à continuer leur travail en attendant que les forces de l’ordre ne les traquent.

Pour le Directeur général de la Police Républicaine Nazaire Hounnonkpè, les forces de l’ordre ont déclaré la guerre à ce phénomène dit de ‘’crime crapuleux ou rituel’’ depuis des jours. Selon lui, la police a appréhendé déjà  pour nécessité d’enquête des présumés coupables de ce phénomène et saisi plusieurs de leur matériels de travail. Il a appelé la population à collaborer avec les forces de l’ordre pour une lutte plus efficace. Le système d’alerte reste ouvert à tout citoyen avec le 166 pour appels et le 64004646 whatsapp  a-t-il précisé.

Le Procureur général près la Cour d’appel de Cotonou, Emmanuel Opita a invité  la population au nom des procureurs du Bénin, à cesser le relais de ce phénomène sur les réseaux sociaux. Car pour Emmanuel Opita, le relais de ce phénomène est une façon de faire ‘’ l’apologie du crime’’.  Les procureurs sont décidés à jouer leur partition pour  mettre un terme au phénomène, a-t-il poursuivi. « Notre partition sera de punir avec la dernière rigueur les auteurs de ces actes », a fait savoir le Procureur général près la Cour d’appel de Cotonou.

Au nom des préfets du Mono, du Couffo, de  l’Atlantique, de l’Ouémé et du Zou présents à la séance, Modeste Toboula a invité les têtes couronnées à s’associer à eux pour une lutte pérenne  contre les crimes crapuleux. Pour le préfet du Littoral, la responsabilité est commune dans cette lutte.

Dans la même logique, le ministre délégué auprès du Président de la République, chargé de la Défense Nationale Alain Fortuné NOUATIN, a convié les garants de nos traditions au respect des valeurs du vodun, « la sécurité, la paix et la quiétude » en vue de décourager le phénomène  de crime rituel, objet de leur rencontre. Tout en rappelant aux têtes couronnées  leurs responsabilités dans l’octroi du fétiche ‘’Klinsi’’ aux cybers criminels, Alain Fortuné NOUATIN souligne que ces pratiques dénaturent le vodun. Le gouvernement est prêt à décourager dans le phénomène des crimes rituels,  les auteurs de quelque bord que ce soit jusqu’à l’intention d’aller vers, a annoncé le ministre délégué auprès du Président de la République, chargé de la Défense Nationale.

Le Garde des Sceaux, ministre de la Justice et de la Législation, Joseph Djogbenou a noté une satisfaction dans l’organisation de la séance.  Il en veut pour preuve, la présence de l’administration publique aux travaux et celle des garants de la culture et du cultuel.  Joseph Djogbenou , en les invitant à conjuguer les efforts,  rassure l’assistance de la volonté pérenne du Gouvernement à garantir la paix et la sécurité à tous citoyens. Le Gouvernement  est prêt à appliquer la loi et garantir  la sécurité au peuple béninois, a- t-il souligné.

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TAGS: POLITIQUE
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