Actu Bénin

[Actu Bénin] Question a la Coach Lydie Dessou : J’ai 20 ans et je suis vierge

Cop24:Les négociations sur le climat avancent difficilement
X
Nouvelle annonce

Il y a 3 ans,  à  la sortie d’une émission radio, j’ai reçu l’appelle d’une fille  qui m’a dit : « j’ai 20 ans, je suis vierge et je veux maintenant commencer par faire l’amour ».

Je l’avais félicitée pour avoir attendu d’être mature et surtout d’avoir attendu le temps nécessaire pour être prête, à être, sexuellement active.

Ensuite, je lui ai posé la question de savoir pourquoi elle veut commencer à faire l’amour. Sa réponse était celle-ci : « pour de l’argent. J’ai appris que lorsque l’on le fait, les hommes vous donnent de l’argent ». Cette fille que je remercie  de s’être confiée à moi, a suscité en moi quelques ressentiments plus ou moins préoccupants et même inquiétants.

De façon générale, comme cette fille, beaucoup de personnes ne savent pas pourquoi ils font l’amour. Disons plutôt que les raisons qui entrainent à l’amour peuvent varier d’un individu à un autre.

En ce qui concerne cette fille, ma première réflexion me fait dire, peut-être du fait de son inexpérience ou de sa naïveté ou même de son ignorance à certains égards, qu’elle ne sait pas aussi pourquoi on va à l’amour. Elle n’avait pas compris que l’amour doit rester ‘’un échange de sentiments plus ou moins réciproques’’ entre deux individus ou deux êtres qui choisissent de s’aimer. Et qu’il fallait aimer sans rien attendre de retour en termes de matériels ou de numéraires. Autrement, on atterrit sur un autre registre dont il ne saurait être question pour le débat que nous menons actuellement (c’est-à-dire le terrain du marché de sexes).

En poursuivant ma réflexion sur les propos de cette fille, je me dis que c’est ce que nous faisons dans l’ensemble d’une manière ou d’une autre. De nos jours, il y a beaucoup de raisons pour justifier une relation sexuelle sans amour. On va au sexe pour de l’argent ; pour un besoin de faveur, ou bien par ennui etc. Il ne s’agit pas, bien entendu, d’un jugement que je porte sur qui que ce soit. Non. Loin de là. Mais bien d’une réalité qui reste celle d’un grand nombre de personnes aujourd’hui.

Les conditions socio-économiques en perpétuelles mutations, la situation de pauvreté et la misère grandissante doublée de la précarité de la vie, confèrent à l’argent un pouvoir, il faut le reconnaître, très important dans le quotidien des êtres humains. Il est à la fois un moyen de libération et d’asservissement de l’être. De ce fait,  chaque être humain a la capacité de créer de la richesse. A ce titre les moyens de la création d’une telle richesse varient selon les milieux, les groupes, les sociétés et suivant les choix des individus en présence… Les rapports des grandes organisations qui dirigent le monde affirment, entre autres, que la pauvreté a un visage féminin. Pour dire, à tort ou à raison, que c’est dans le rang des femmes qu’il faut compter le plus grand nombre de pauvres ou de sans moyens ; ou encore que ce sont les femmes qui portent le plus dans leur majorité le poids de la pauvreté.

Mon point de vue à ce sujet, en pensant à cette fille et à toutes celles qui pourraient éventuellement se retrouver dans des circonstances similaires, est qu’il faut s’efforcer de sortir de la précarité en assurant sa propre indépendance financière et matérielle. Il est parfois distillé dans l’opinion publique généralement que c’est difficile pour la femme d’avoir une position financière digne de la rendre autonome et indépendante ! Faux. Il faut proscrire de telles idées arriérantes et rétrogrades de nos sociétés modernes qui ne peuvent pas s’arrêter d’évoluer. Pour moi, sans sombrer dans la défense d’un féminisme aveugle ou dans la lutte pour une émancipation de la femme sans un minimum de respect pour la raison et l’éthique sociale,   lorsqu’une femme au moins réussit à assurer son indépendance financière, c’est que toutes les femmes du monde peuvent faire de même et réussir dans la vie. Ne dit-on pas que ‘’Nul n’a le monopole de l’intelligence’’ ? Donc, ni l’homme ni la femme n’a le monopole de la recherche et de la possession de la richesse.

D’ailleurs, ne sont-ils pas également, aussi nombreux, les hommes en situation de dépendance financière ?  Si vous me lisez en, ce moment, en tant que femme sachez que Dieu ou la Nature a donné le pouvoir de Co création aussi bien à l’homme qu’à la femme. Si les hommes peuvent, dans leur fonctionnement habituel avoir de l’argent, les femmes le peuvent autant, au même titre. Alors il y a lieu que chacun prenne ses responsabilités. Nous devons éduquer nos enfants filles comme garçons, conseiller nos sœurs et amies à assurer leur liberté financière pour ne plus jamais échanger ce que nous avons de plus précieux : « l’amour » contre de l’argent. L’amour ne peut se vendre ni s’acheter dans aucun marché au monde. Le reste n’est qu’illusion et perversion maladroitement entretenues par des rapports de forces inégales.

Aux hommes qui se donnent la peine et le plaisir de me lire, je demande avec insistance et beaucoup de complicité de continuer à œuvrer pour assurer, garder et même protéger votre liberté financière, tout en développant, non pas un esprit de compétition (car pour moi elle n’existe pas), mais plutôt un esprit de complémentarité et de collaboration, d’entraide mutuelle avec les femmes. Je le dis dans la mesure où il faut toujours deux mains pour produire le son d’un applaudissement.

Pour le réussir, les hommes ne doivent en aucun cas hésiter à encourager, autant que faire se peut, les femmes qui sont leurs épouses, leurs filles, leurs sœurs à faire de même sur l’immense chemin de la création de la richesse.

Retenons, en définitive que « l’amour ne se décrète pas ». Il naît. Il se construit. Il se vit indépendamment de la position financière de l’un(e) ou de l’autre partenaire de cœur qui, soit, peut être riche ou en manque d’argent. Le plus important réside dans la naissance des sentiments de l’un(e) pour l’autre et le mécanisme mis en place pour entretenir l’ « Amour » qui n’a jamais pu être acheté, ni vendu dans aucun marché depuis la nuit des temps jusqu’à nos jours.

Coach Lydie DESSOU

229 65 01 44 13

Ecrire au Coach Lydie DESSOU

[contact-form-7]

 

Cliquer pour lire la publication originale sur le site de l'auteur.

La majorité des publications de ce site provient d'autres sites dont les contenus sont relayés. Leurs auteurs et les sources d'origine sont précisés à chaque fois. Par ailleurs, en continuant votre session, vous acceptez que nous utilisons des cookies pour améliorer votre expérience utilisateur.Ok

TAGS: Art & Culture, BENIN WHO'S WHO ?, Education, Faits divers, Opinions
[La Nation] Cours de vacances: Enseignants et apprenants en tirent profit
Fermer