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[Le Magazine de L'afrique - Business] Qui est le ministre Harouna Kaboré (Commerce)

Inde-Afrique Les moyens d’une géo-économie
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Nommé ministre en janvier 2018, Harouna Kaboré, chef d’entreprise et expert en efficacité énergétique, qui dirigeait le think tank Burkina International, affiche de solides ambitions.

Ouagadougou, Tiego Tiemtoré

Après la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso, le parcours académique de Harouna Kaboré l’a ensuite conduit en France où il allie études et missions au sein du groupe Bouygues. De retour au Burkina en 2010, pour « participer aux transformations économiques et sociales de la mère patrie », Harouna Kaboré crée ses deux premières entreprises et une autre en Côte d’Ivoire, son pays natal.

Le plan d’industrialisation accéléré qu’il veut conduire à terme, permettra la création d’unités industrielles dans des filières stratégiques (coton-textile, bétail-viande et carrières et matériaux de construction) pour l’économie nationale.

En 1998, il participe au vaste mouvement de contestation qui aboutira à la création du Collectif des organisations démocratiques de masse et de partis politiques. Cette expérience de militant associatif scolaire et estudiantin lui sera utile lors de l’insurrection populaire et de la résistance au putsch de septembre 2015, au cours desquelles il se fait mieux connaître.

Président du conseil d’administration du think tank Burkina International (dont il est l’initiateur), il a organisé en 2016, un colloque international sur la contribution du secteur privé à la relance économique. Les réflexions ont produit 38 recommandations et 134 propositions concrètes, dont il compte faire usage, dans son présent mandat ministériel.

Ce proche du chef de l’État, qui admire son abnégation et son sens de propositions, à l’important carnet d’adresses, a l’avantage d’être également proche des hommes d’affaires. Chef d’entreprise et doctorant en Business administration, il prépare une thèse sur « l’appropriation de l’intelligence économique par les entreprises africaines », à l’Académie des sciences du management de Paris. Ses détracteurs voient en lui un activiste de la société civile récompensé, plus qu’un technocrate, dont leparcours plaide en sa faveur.

L’objectif de l’industrialisation

Ses challenges sont « d’améliorer le rang du Burkina Faso au classement Doing Business, en vue d’attirer davantage d’investisseurs, de dynamiser le climat des affaires, de créer les conditions favorables à l’éclosion d’un secteur privé dynamique, d’accroître le niveau de transformation des matières premières et la productivité, de promouvoir la diversification des exportations des produits Made in Burkina Faso ».

Sous sa conduite, le ministère a déjà acté l’adoption de la « politique sectorielle des transformations industrielle et artisanale», le soutien à la filière anacarde, le lancement de l’organisation du premier Salon international du coton textile (SICOT) en septembre 2018, et la définition de nouvelles zones industrielles et des zones économiques spéciales. La quête d’une industrialisation burkinabè compétitive l’a conduit à promouvoir, de concert avec la Chambre de commerce et d’industrie, un symposium national sur l’industrie, qui s’est tenu en avril.

Engagé à « faire de l’industrialisation, un objectif majeur dans un horizon très proche », Harouna Kaboré veut des réformes beaucoup plus audacieuses, en vue de la transformation structurelle de l’économie du Burkina Faso. Aussi, sa nouvelle politique d’industrialisation, en cours de formalisation, vise-t-elle à « poursuivre de façon plus accrue, les efforts de création d’un environnement juridique et institutionnel favorable à l’émergence d’une industrie compétitive, créatrice d’emplois et de richesses, gage d’une croissance accélérée et d‘un développement durable », explique-t-il.

Parmi les actions prévues, figurent la charte d’industrialisation, la création d’un observatoire national de l’industrie au Burkina Faso, l’identification d’une démarche volontariste de soutien à des entreprises industrielles pilotes, la définition de zones économiques spéciales, l’aménagement des zones industrielles, les projets « une région, une industrie », du renforcement des capacités productives des associations d’artisans.

 D’importants chantiers

Le plan d’industrialisation accéléré qu’il veut conduire à terme, permettra la création d’unités industrielles dans des filières stratégiques (coton-textile, bétail-viande et carrières et matériaux de construction) pour l’économie nationale. En attendant, cette nouvelle politique d’industrialisation, un programme d’urgence pour la relance industrielle a été lancé en février 2018 et vise la création de plus de 700 000 emplois.

Dans le programme gouvernemental porté par le Plan national de développement économique et social, son ministère est chargé de favoriser l’« émergence d’une économie moderne basée sur l’industrie et les services », à travers l’augmentation de la contribution des industries manufacturières au PIB et aux exportations, la transformation des produits agricoles pour créer de la valeur ajoutée. Dans cette perspective, l’amélioration du climat des affaires demeure une priorité pour le ministre. 

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TAGS: Afrique de l'Ouest, artisanat, BURKINA-FASO, Commerce, Décideurs, Harouna Kaboré, Industrie, Le Magazine de L'afrique, Lundi 09 juillet 2018
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